28 juin 2007
Mariée dans l'année de Melissa Hill
C'est l'histoire de trois jeunes femmes, amies de longue date, en Irlande de nos jours. L'une d'entre elles Laura prépare son mariage, elle vient de quitter son travail pour créer sa propore entreprise de bijoux fantaisie. Il y a aussi Nicola qui revient de quatre années passées en Angleterre et dirige un centre de fitness. Leur troisième amie Helen est une jeune femme d'affaires, mère d'une petite fille de quatre ans. L'auteur nous raconte leur vie sentimentale, leurs hésitations à s'engager, leur passé..
Mon avis : j'ai pris au hasard ce livre à la bibliothèque, je ne connaissais ni le livre ni son auteur. C'est une petite comédie romantique sans grand intérêt, la fin est prévisible. Je pensais qu'il y allait avoir des moments drôles, des situations cocasses, mais non !!
Note : 2/5
27 juin 2007
Le musée de l'Orangerie
Samedi dernier mon mari et moi avons visité le musée de l'Orangerie. Il abrite les Nymphéas de Claude Monet ainsi que la collection Paul Guillaume.
Petit résumé historique sur le
musée :
Comme son nom l'indique, il est
installé sur une ancienne orangerie de 1852 qui contenait les orangers
(logique!) du jardin des Tuileries. Sous la Troisième République, le bâtiment a
servi de dépôts de matériels, de salle d'examens, de cadre pour manifestations
culturelles ou sportives. En 1921 l'administration des Beaux Arts l'achète pour
en faire une annexe du musée du Luxembourg. Au même moment Claude Monet,
d'après le conseil et le soutien de Paul Clémenceau, choisit d'y installer ses
toiles Les Nymphéas qu'il a commencé d'exécuter en 1918. C'est la première fois
qu'un peintre fait don de son oeuvre à un Etat et non à un particulier.
Dans les années 60, Paul Guillaume décide de faire don de son extraordinaire
collection de peinture moderne à l'Etat. Le musée de l'Orangerie est
agrandi pour pouvoir accueillir les tableaux de Paul Guillaume.
De 2000 à 2006, des travaux sont effectués pour rénover le musée, lui
donner plus de lumière et permettre au public d'apprécier davantage les oeuvres.
Les Nymphéas :
En 1833, Claude Monet acquiert une maison entourée d'un grand jardin à Giverny.
Il y fait spécialement arranger un jardin d'eau. Ses peintures décrivant les
nénuphars, les iris et les saules deviennent mondialement connues. Claude Monet
crée aussi la thématique des Nymphéas (espèce de nénuphar qu'il a fait planter)
: un grand ensemble décoratif de plan d'eau et de fleurs.
Paul Guillaume (1891-1934)
Né dans une famille modeste, il devient l'un des plus importants marchands d'art parisiens. Il fait connaître
Modigliani, Utrillo, Le Douanier Rousseau, Soutine entre autres. En 1914 il ouvre
une galerie rue de Miromesnil qui est très fréquentée et qui lui
permettra de nouer des relations d'affaires à l'étranger.
Les tableaux exposés au musée: de Renoir à Picasso
J'aime beaucoup Paul Cézanne
(1839-1906) et Auguste Renoir (1841-1919), le tableau Les jeunes filles au
piano de Renoir appartient à la "période nacrée" de l'artiste qui se
caractérise par des lignes souples, onctueuses avec des effets de
transparence.

Jeunes filles au piano de Renoir
Au travers des oeuvres de Cézanne, on peut voir l'évolution de son art : ses oeuvres les plus tardives sont plus géométriques, la perspective n'est plus respectée : on voit déjà les prémices du cubisme et de l'art moderne.

Paysage de l'Estaque de Cézanne
Les
oeuvres du Douanier Rousseau (1844-1910) me surprennent, mais elles ne sont pas
mes préférées, j'aime bien cependant les couleurs, les lignes franches et
l'esprit naïf qui se dégage de ses toiles.

La noce du Douanier Rousseau
Modigliani
: j'aime beaucoup ses portraits très expressifs (yeux en amande, nez tordus..);
les couleurs foncées.
J'ai beaucoup aimé L’odalisque à la culotte grise de Matisse ; les
couleurs vives du décor (beaucoup de rouge) tranche nettement avec la couleur
pâle de la chair du modèle. Le décor de la pièce est très riche. Les lignes
sont épaisses.
L'odalisque à la culotte grise de Matisse
Au fil de la visite, on peut admirer des œuvres de Picasso, Utrillo et Soutine.
Room Service de Soutine
C'est un très
beau musée, les oeuvres sont bien mises en valeur. A voir.
24 juin 2007
Camille et Paul de Dominique Bona
Après
avoir écrit la biographie de Romain Gary pour laquelle elle a reçu le grand
prix de la Biographie de l’Académie Française et celle de Berthe Morisot,
Dominique Bona relate à présent le destin de Camille et de Paul Claudel.
Camille
(1864-1943) et Paul Claudel (1868-1955) naissent dans une famille de la petite
bourgeoisie provinciale, le père est fonctionnaire de l’Etat et la mère
s’occupe du foyer. Les Claudel ont également une autre fille, Louise née en 1866, pour
laquelle la mère marquera toujours une nette préférence. Les trois enfants ont
des dispositions artistiques, Camille la sculpture, Louise le piano et Paul
l’écriture. Seule Louise ne dépassera pas le stade d’amateurisme dans son art.
En 1881, la mère et les enfants emménagent à Paris, le père reste en Province. Pour Camille, Paris est une révélation et un bonheur, elle est l’élève du sculpteur Alfred Boucher qui la présentera en 1882 à Auguste Rodin. Le côtoiement d’artistes et d’étudiants est un véritable enrichissement pour elle. Son frère, lui, ne se plait pas à Paris et rêve de calme et surtout de la mer. Le professeur de Camille, Alfred Boucher doit partir à l’étranger et la recommande auprès d’Auguste Rodin. Dans l’atelier de Rodin, Camille apprend très vite, participe très rapidement à l’exécution de certaines parties de pièces (des pieds et des mains de sculptures, mais on ne sait pas précisément à quelles œuvres elle a collaboré).
Sa
mère désapprouve le mode de vie de Camille : trop libre, trop scandaleux.
En plus du travail à l’atelier de Rodin, Camille sculpte pour elle ; vers
1885 elle exécute La Femme accroupie. Camille est une artiste solitaire
totalement accaparée par son art. Son travail acharné et sa relation avec Rodin
l’éloignent de son frère qui en est très atteint. Paul a choisi d’étudier les
Sciences politiques et rêve d’un poste aux Affaires Etrangères qui lui
permettrait de voyager. Il écrit de temps en temps des articles et dans
certains d’entre eux, il s’en prend ouvertement et assez violemment à Auguste
Rodin et à son art.
En
même temps, Camille ne vit que pour son art, sa liaison avec Rodin prend fin en
1892. Son travail est reconnu par ses pairs, souvent loué mais reste marginal. De plus elle
souffre de l’éternelle comparaison avec Rodin. Elle se cloître dans son appartement,
sculpte mais a de terribles problèmes financiers. Son père la
soutient ainsi que Rodin de manière cachée : il lui commande des œuvres
sous des prête-noms. Elle continue de voir en Rodin l’origine de tous ces
malheurs, cette obsession maladive sera un prétexte pour sa mère et sa sœur de
la faire interner en 1913. Une fois internée, elle ne sculptera plus, son frère
installé avec sa famille en France sera un des seuls à lui rendre visite. Elle
meurt dans l’oubli en 1943.
Paul, malgré un article dithyrambique sur Pétain en
1940, est un gaulliste mais ne participera pas activement à la Résistance. Il
écrit au Grand Rabin de France une lettre dans laquelle il exprime son dégoût
de la politique antijuive du régime de Vichy.
En 1946 il est élu à l’Académie
Française. Ses pièces ont du succès depuis la guerre. Il meurt en1955.
En 1983,
la petite nièce de Camille Claudel publie un livre sur son œuvre, c’est à
partir de cette date que l'oeuvre de Camille Claudel deviendra plus connue auprès du grand public.
Mon avis : c'est une biographie très intéressante, j'ai beaucoup appris surtout sur Paul Claudel dont je ne connaissais pas vraiment la vie et l'oeuvre. Dominique Bona décrit leurs vies tourmentées, la passion fusionnelle qui unit le frère et la soeur et le soutien sans faille que Paul apporte tout au long de sa vie à sa soeur. Très instructif et très agréable à lire.
Note : 4/5

La valse de Camille Claudel
23 juin 2007
The black book
Titre original : Zwartboek
Réalisé par Paul Verhoeven
Avec Carice Van Houten, Sebastian Koch, Thom Hoffman
La Haye pendant l'occupation allemande : Rachel Stein, décide avec d'autres juifs de fuir la Hollande. Le bateau qui devait les emmener en Hollande Méridionale déjà libérée par les Alliés est arrêté par une patrouille allemande. Tous les réfugiés sont exécutés sauf Rachel qui parvient à s'enfuir. Entrée dans la résistance hollandaise, elle prend le nom de Ellis de Vries et a pour mission d'infiltrer le service des renseignements et de se lier avec un officier allemand. Elle devient donc une espionne pour la résistance. Mais quand quelqu'un de son mouvement la trahit, elle est considérée comme traîte par les deux camps. Elle décide alors de trouver le vrai coupable pour s'innocenter.
Mon avis :film de guerre classique, beaucoup d'action, bien rythmé. c'est aussi une bonne description de la complexité des rapports humains, le réalisateur a refusé tout manichéisme simpliste : il met en avance des vérités dérangeantes : appât du gain plus fort que tout, sauver sa vie à n'importe quel prix. L'interprétation de Carcie Van Houten est excellente.
Le carnet noir a réellement existe : il contenait le nom des collaborateurs qui ont aidé les Allemands mais n'a jamais été retrouvé
Note : 4/5
22 juin 2007
Les nains de la mort de Jonathan Coe
L'auteur raconte avec humour les aventures du jeune William, apprenti musicien au sein d'un groupe minable, qui vit dans la banlieue de Londres. Il partage un appartement avec un colocataire qui'il ne croise pratiquement jamais et avec lequel il communique par notes interposées. Sa vie amoureuse n'est guère brillante : il est amoureux de la jolie Madeline qui ne prête pas attention à lui. Pour agrémenter encore plus sa vie, il est témoin d'un meurtre crapuleux perpetué par des nains cagoulés...
Mon avis : très drôle, on a beaucoup de sympathie pour William qui traverse des situations plus hallucinantes les unes que les autres. Il est pris dans un tourbillon d'aventures cocasses dans une ville (Londres) décrite comme inhospitalière et dangereuse pour ce pauvre jeune homme. Un coup de théâtre inattendu à la fin du roman... Note : 3.5/5
21 juin 2007
Persepolis de Marjane Satrapi
C'est une bande dessinée en 4 volumes écrite par Marjane Satrapi, jeune femme d'origine iranienne. C'est un récit autobiographique. L'histoire relate la vie de l'auteur à partir de son enfance jusqu'à son entrée dans la vie adulte. L'auteur raconte un moment crucial dans sa vie : la chute du Shah et la prise de pouvoir des Islamistes en Iran. Elle décrit avec sensibilité le quotidien de sa famille issue de la bourgeoisie intellectuelle de Téhéran. A l'âge de 14 ans, ses parents veulent la mettre à l'abri et l'envoient à Vienne où elle poursuivra ses études au lycée français : pour la jeune adolescente c'est un choc culturel, cette période délicate de l'adolescence est décrite avec beaucoup d'humour. Un peu plus tard, elle retournera en Iran où un mariage raté va précipiter son arrivée en France.
Mon avis : Une BD drôle, à découvrir absolument et aussi très émouvante (l'auteur aborde le thème de l'exil). On aime beaucoup cette petite fille intrépide et intelligente. J'ai bien aimé le graphisme en noir et blanc. J'attends avec impatience la sortie du film pour avoir le plaisir de revivre d'une manière différente les aventures de cette jeune fille.
Note : 5/5
Le mystère du lac de Robert McCammon
Cory,le personnage principal de ce roman, est un jeune garçon curieux de tout, il vit à Zephyr une petite ville de l'Alabama dans les années 60. Sa vie partagée entre ses copains, sa famille et l'école est soudainement bouleversée quand son père et lui sont témoins d'un étrange accident : une voiture surgit de nulle part s'enfonce dans le lac. Cory aperçoit quelqu'un qui observe la scène et qui disparaît aussitôt. Cory va dorénavant chercher à découvrir la vérité : qui est cette personne qui s'est enfuie et pourquoi? Son enquête le fera grandir et prendre conscience des réalités pas toujours agréables de la vie.
Mon avis : ce roman est plus une fresque historique qu'un roman policier. En effet, l'auteur évoque différents thèmes : le Ku Klux Klan, le racisme, les préjugés, l'amitié. On rencontre dans ce livre toute une série de personnages étonnants. Très beau roman, émouvant. L'auteur sait manier avec brio plusieurs histoires en parallèle, chaque histoire amène des anecdotes et des secrets. Un foisement de personnages et d'idées : j'ai beaucoup aimé ce livre. A découvrir.
Note : 4/5
20 juin 2007
Maus de Art Spiegelmann
C'est une bande dessinée sur l'Holocauste écrite par Art Spiegelman, auteur underground américain. L'histoire est celle de ses parents juifs polonais pendant la seconde guerre mondiale, en parallèle l'auteur raconte également ses rapports difficiles avec son père. Le père du dessinateur, Vladek, témoigne donc de la vie dans les ghettos et dans les camps de la mort, c'est un témoignage bouleversant sur la barbarie nazie. Dans cette BD, les juifs sont dessinés sous les traits de rats, les polonais sous les traits de cochons et les allemands sous ceux de chats. On pourrait croire à priori à une grossière caricature mais pas du tout. L'histoire des personnages à l'intérieur de l'Histoire est passionnante et intense. Cette BD a reçu le prix d'Angoulême du meilleur album étranger et surtout le prix Pulitzer du meilleur ouvrage journalistique.
Mon avis : bouleversant, une BD très instructive, le graphisme en noir et blanc rend les événements encore plus intenses, dramatiques. Art Spiegelman sait également être léger et drôle malgré le sujet traîté ce qui rend son talent encore plus grand. C'est un petit chef d'oeuvre.
Note : 5/5
19 juin 2007
Les passagers anglais de Matthew Kneale
Les passagers anglais est un roman absolument éblouissant, il retrace l'histoire de trois personnages aussi disparates que drôles. L'histoire se passe au XIXème siècle. Tout d'abord, nous avons le Révérend Wilson un illuminé qui croit dur comme fer que le jardin d'Eden se trouve en Tasmanie!!! il est aussi un anti-darwinien. Ensuite il y a le Docteur Potter qui travaille sur un traîté pseudo-scientifique. Et pour finir nous trouvons un jeune homme issu de la bourgeoisie Timothy Renshaw. Ces trois personnages embarquent sur le bâteau "Sincerity" commandé par le capitaine Illian Kewley qui lui aussi a des choses à cacher. Arrivés en Tasmanie, ils rencontrent un jeune aborigène Peevay. Leur rencontre avec les habitants de cette colonie va provoquer bien des bouleversements..
Mon avis : c'est un roman incroyable, tous les personnages sont intéressants, leur portrait est saississant. Les situations sont parfois pittoresques parfois pathétiques. L'auteur s'est plongé dans les conceptions morales, religieuses de l'époque : il nous fait réfléchir sur le racisme, la colonisation et le paternalisme. La fin du roman est superbe.
Note : 5/5
18 juin 2007
La passion Lippi de Sophie Chauveau


Fra Lippi (1406/1469) est connu grâce à ses peintures très fines représentant La Vierge.
1414 à Florence : Cosme de Médécis croise dans un quartier pauvre un jeune garçon en train de dessiner une fresque au sol. Stupéfait par la qualité du travail du garçon, Cosme de médécis le prend sous son aile. Il le place au couvent des carmes et le fait entrer en même temps dans l'atelier de Guido di Pietro. A 15 ans, Lippi prononce ses voeux bien qu'il mène une vie peu religieuse. C'est un moine et un libertin qui connaît le succès en peignant des Vierges. Lippi est le premier à peintre une Vierge en prenant comme modèle une jeune nonne. Jusqu'à présent, seules les prostitués posaient. Sa rencontre avec une jeune nonne va bouleverser son existence. Dans les dernières années de sa vie, Lippi sera le maître d'un jeune prodige : Botticelli.
Mon avis: roman intéressant, mais j'ai été un peu déçue, je m'attendais à davantage d'informations sur la peinture ou sur le contexte politique et historique de l'époque. Il y a aussi parfois des passages un peu longs. Cependant, la vie de ce jeune garçon que rien au départ ne disposait à devenir un grand peintre est intéressante. L'auteur nous apprend également que Lippi fut le premier à faire valoir aux peintre le statut d'artistes et non plus d'artisans.
Note : 3/5



